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Carnet de voyage

Des ruines de Pella à Thessalonique

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Après avoir rencontré le premier chien rasta, nous reprenons la route depuis la ferme accueillante pour aller voir Giannisa. Notre hôte nous avait fait une visite rapide, la veille au soir en voiture, des sites à voir dans la ville. Pour la plupart des monuments, il s'avère qu'ils ne sont pas tous restauré. La début des restaurations n'a commencé que très récemment, car ces bâtisses sont, pour presque la totalité, des vestiges de l'empire Ottoman. N'étant pas réellement issu de la culture grecque, peu de moyen ont été mis en oeuvre jusqu'à présent pour les conserver.

Nous pouvons donc voir, à travers les grillages, des hammams, des points de passages commerciaux et des lieux de cultes, où plutôt ce qu'il en reste. Nous passons rapidement voir l'église Orthodoxe de la ville, avec un intérieur des plus ornementé. Puis nous repartons doucement de la ville afin de rejoindre les ruines de Pella, une petite dizaine de kilomètres plus loin. Sur la route nous croisons nombre de tombes macédoniennes. Difficile cependant d'en apercevoir ne serait-ce qu'un coin derrière le grillage et sous la tôle qui les protège. Il nous faudra donc attendre Pella et ses ruines pour voir quelque chose de vraiment intéressant. Des travaux sont en cours, mais l'homme à l'accueil nous invite à rentrer. C'est trois euros pour visiter le site et trois euros pour visiter le musée. Nous hésitons et finissons par choisir que Kloklo visitera uniquement le site. Mais nous voyant hésiter, l'homme  nous offre l'entrée! Génial! Kloklo s'empresse de prendre le paquet de cookies sur le vélo, le fait tomber par maladresse et se fait un nouvel ami dans la foulée. Un chien errant, ayant élu domicile au milieu des ruines, s'empresse de manger les quelques miettes tombées du paquet. Depuis lors, il ne nous quittera plus de toute la visite. Les ruines sont très belles, il nous est facile d'imaginer les lieux et les travaux de restauration s'avèrent prometteurs !

 

Après avoir salué notre toutou roux, nous repartons en direction de Thessaloniki. Ces 150 kilomètres de détour à suivre les panneaux touristiques arrivent à leurs fins. Nous dormirons le soir venu au milieu des champs. Néanmoins, nous aurions dû prêter plus d'attention à cette remorque de coton 40 mètres plus loin… Car à 23h pétante, un tracteur arrive pour récolter les champs avoisinants. Moi qui ai fait remarquer deux heures plus tôt, que l'on entendait encore un peu la voie rapide malgré les arbres… Nous voilà au milieu d'un brouhaha démentiel. Il est resté jusque 7h, mais nous avons réussi à avoir un semblant de sommeil.

 

Aujourd'hui nous devons suivre quelque peu la voie rapide nous menant vers Thessaloniki. J'aurais préféré emprunter des petites routes de campagne calmes, mais le réseau grecque veut que l'on ai qu'un seul et unique pont pour traverser les rivières, celui de la voie rapide. Nous tentons donc de coller la droite et de se faire voir par les camions. D'autant plus que le vent se lève à mesure que l'on se rapproche de Thessaloniki et le trafic, quant à lui, s'accentue. Sur le chemin, un mouvement étrange joue sur l'équilibre du vélo. Nous nous arrêtons donc, sur un parking d'un magasin de jouet. Kloklo regarde la roue arrière et s'aperçoit que le pneu et coupé sur le flan. Il s'écrase à cet endroit et provoque ce léger mouvement. Nous ne pouvons pas continuer de rouler avec ce pneu, le risque qu'il éclate en cours de route est trop important, la jante pourrait être abimée.

Heureusement que nous avons nos pneus « hiver ». Nous avions hésité à les abandonner en chemin, les offrir à quelqu'un. Mais ces pneus de rechange vont nous être bien utiles ! En une petite heure, l'affaire est réglée. Un dernier effort pour pomper les quatre bars nécessaires avec notre minuscule pompe et nous pouvons repartir. Les clous sur le pneu, prévu pour adhérer sur le verglas nous ralentit peut être un peu, mais c'est surtout le son qu'ils provoquent sur le macadam qui fait une grande différence ! Nous continuons donc notre route, tout en évaluant les différentes options disponibles pour trouver un nouveau pneu (nous nous imaginons mal faire sans les Marathons plus de Shwalbes désormais), peut être en trouverons nous à Istanbul… Nous prendrons une pause à une station service offrant le WiFi, puis nous repartons, car l'heure se fait pressante. Le soleil maintenant se couche à 18h et si nous nous arrêtons après 16h, il nous est difficile d'installer le camp et de manger avant la nuit. Nous n'avons pas le temps de sortir réellement de l'agglomération, mais trouvons un coin de nature, désert et parfait au sommet de la colline. Seul le son de l'autoroute, 300m plus bas nous rappelle la civilisation.

Dernière modification levendredi, 13 novembre 2015 11:11
  • Date de passage: vendredi, 13 novembre 2015
  • Le point le plus positif: Nos amis les chiens fort sympathiques
  • Les incontournables !:

    Les ruines de Pulla.

  • La petite galère: Le vent, les camions, le pneu.

Des ruines de Pella à Thessalonique


68 Agiou Dimitriou
Thessaloníki, Grèce ,546 31

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