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Carnet de voyage

Entre terre et mer d'Albanie

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Nous reprenons la route sur la fameuse grosse nationale. Mais les Albanais roulent comme des dingues et nous décidons de faire un détour par les petites routes de campagnes. Nous passons à Divjakë, petite ville proche de la côte où nous mangeons une assiette kebab pour 1,3 euro. Nous prenons une petite route qui passe dans la pinède. L’endroit est charmant. La route se transforme petit à petit en chemin qui mène à la plage. Le sable rend la chose très compliquée et Jojo fait du mieux qu’il peut pour tenir Sharly. L’endroit est mignon et regorge de petits restaurants, hôtels et camping, mais tout est quasiment fermé ou vide, car la saison est finie.

Le chemin passe entre la mer et un lac, les paysages sont quasiment identique à ceux entre Perpignan et Narbonne ou vers la Camargue. C’est vraiment magnifique, sauf les moustiques qui nous attendent en embuscades dans les pins. Ils sont des milliers et n’ont pas dû manger depuis un moment. La conduite devient un vrai calvaire pour Jojo: le sable, les trous, les flaques…et les moustiques. Nous sommes obligés de passer dans la bouillasse ce qui laisse un bon odorat sur nos chaussures et donne un bon look un peu pouilleux à Sharly.

Nous trouvons un coin superbe au bord de l’eau. Ce soir c’est l’instant cinéma et nous installons les matelas dans la tente pour regarder « La belle verte » à trois à l’abri des moustiques. On a même des petits biscuits en guise de pop-corn ! Elle est pas belle la vie !

 

Le lendemain, nous avons des courbatures un peu partout suite au chemin sportif. Mais il n’est pas finit et devons encore en parcourir un petit bout avant de retrouver le macadam. Heureusement que les paysages sont magnifiques, ça vous fait oublier toutes les douleurs. Nous croisons beaucoup de jolies tortues. J’en prends une qui, terrorisée, se soulage la vessie dans la main… Nous décidons de nous arrêter acheter des fruits et légumes pour le midi. Ça tombe bien, nous traversons un marché sur notre route. Nous achetons 3 pommes, 4 bananes, 1chou, 1 concombre, 5 tomates, 3 oignons, 3 poivrons. Le tout pour 330 leks, soit : 1,8 euro ! ça vaut vraiment le coup de faire le plein de vitamine. En plus c’est des petits producteurs et leurs fruits et légumes sont carrément meilleurs, ont est loin des tomates farineuses sans gout ou de la pastèque bien rouge remplie de colorant !

 

On achète un gros melon jaune en guise de dessert et deux mètres plus loin un monsieur nous offre une de ses pastèques. Après notre énorme salade, pas le choix, nous devons finir toute la pastèque, car elle est trop lourde pour qu’on l’emmène… Jojo et Téo en vienne à bout difficilement, mais le combat est gagné ! nous passons l’après-midi à uriner… Un jeune, Aldo, nous invite à boire un café (il est tatoueur comme Téo). Il nous parle de ses projets de rejoindre l’Angleterre. Son y tiens un restaurant. Mais il paraît être difficile, en tant qu’Albanais, d’obtenir les papiers de visa. Un homme lui a proposé de l’emmener illégalement sur le territoire pour 8000 euros, mais c’est risqué. Nous discutons quelque temps, puis nous continuons notre route et trouvons un coin dans les champs d’olivier.

 

Le matin c’est  reparti ! Le soleil tape fort, on décide de manger une pizza à Vlorë avec vu sur la mer. La  ville est très touristique et la grande plage n’est pas vraiment jolie… Ils font des travaux financés par l’U.E pour faire des grandes places propres pour accueillir les touristes. Les prix sont un peu plus chers, mais ça reste abordable.

 

J’ai oublié de vous raconter notre passage en zone militaire à côté de Gjadër alors je vais réparer mon erreur. Peu après le Monténégro, nous sommes passés par des petites routes de campagne qui sont plus agréables que la grande route et nous permettent de trouver plus facilement un coin pour dormir. Bref, la route indiquée par le GPS nous amène à un tas de gravas et de barbelés. Mais on voit un passage sur le côté et on décide de continuer notre route. Cinq mètres après, deux militaires en scooter viennent à notre rencontre et nous indiquent que c’est une zone militaire. On leur demande si on ne peut pas juste traverser rapidement. Ils sont d’accord et nous escortent jusqu’à la grille principale de l’autre côté de la route. Sur le GPS on ne voyait rien, mais en faite le camp militaire était juste au milieu de celle-ci. Pas un seul panneau indiquant la zone. On comprend mieux comment on peut traverser des zones interdites dans d’autres pays. La prochaine fois qu’on verra une rue barrée, on s’abstiendra d’y entrer… ^^

Dernière modification ledimanche, 11 octobre 2015 13:30
  • Date de passage: vendredi, 02 octobre 2015
  • Le point le plus positif: L'entre mer et lac
  • Les incontournables !:

    La côte est superbe ici !

  • La petite galère: Le sable et les moustiques, mais ça passe !

Entre terre et mer d'Albanie


Unnamed Road
Divjakë, Fier.
Albanie ,

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