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Les deux premiers jours !

Les deux premiers jours !
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Salut les amis ! 

Ça y est, on est enfin à Montpellier. Évidemment en voiture c’est à côté, on est à 1h30 de Perpignan quand on passe par l’autoroute. Mais notre trajet n’a pas été aussi simple et court. Et pour les sceptiques, sachez que c’était bien évidemment volontaire. Si si, on a un ami qui bosse dans la météo et pour le chalenge on lui a demandé de la pluie.

Comme je vous le disais : départ pluvieux, départ heureux ! On s’est noyé dans le bonheur !

Départ à 11h de la maison, avec les amis et la famille. Petite astuce pour les convaincre de vous suivre sous la pluie en plein mois de mars. Il faut jouer la carte de la sensibilité : « aller viens, on va plus se revoir avant 5 ans » (les mamans craquent très vite) et pour les plus réticents il faut rajouter l’argument : « peut être même à vie ! ». Après il y en a qui ne sont pas sensibles, et qui vous réponde : « mais c’est plutôt une bonne nouvelle que je ne te revoie pas Chloé ». Pour ceux-là, il faut les appâter avec le côté sportif de la chose : « c’est bientôt l’été, il faut faire disparaitre la brioche de l’hiver, tu vas te sentir bien dans ton corps, patati et patata… ». Mais là encore, il y en a qui s’en fiche. Il ne te reste plus beaucoup d’arguments pour ces anti-vélos. Alors flatter l’égo peut aussi porter ses fruits : « tu vas voir, tu vas vraiment être fier de toi, c’est un gros voyage que d’aller à Montpellier, c’est trop fou ! Ou à Narbonne c’est bien aussi… Bon, au bout du quartier ça le fait aussi !! ». Ça demande beaucoup d’énergie et beaucoup de patience. Mais on est surtout très bien entouré et c’est pour ça qu’ils nous ont accompagnés ce jour-là ! Je voudrais tous les remercier d’avoir affronté la pluie avec nous !

Bon je dois bien dire qu’après avoir reculé d’un jour le départ je ne me voyais pas reculer encore. Comme dirait Jojo, il y a bien un moment où il faut partir, de la pluie on en aura de toute façon !

 

Donc ça y est, le vélo est chargé, on le sort sous la pluie et on commence à partir. Mais, attend Jojo, je crois qu’on a oublié…la bâche sur nos affaires! et on dirait que mon manteau prend un peu l’eau… bon pas de panique on bombe d’imperméabilisant les sursacoches, les chaussures, mon manteau. D’ailleurs, pour la petite info, ça ne sert à rien de le faire sur des affaires mouillées et il faut attendre 24h de séchage. Moi j’ai attendu 24secondes, et c’est déjà pas mal ! Pour notre défense, la semaine a été dure, stressante et nos têtes étaient remplies à ras bord.

C’est parti, on se lance avec Jojo aux commandes et sans faux départ ! Les rythmes du groupe sont variables et on a trois voitures à nos trousses. Une voiture d’assistance technique: en vrai, c’était les parents de clémentine (la « sportive »qui est toujours présente pour nos départs et arrivées !) qui nous ont rattaché la bâche à l’arrière qui volait un peu trop. Une voiture remplie de groupies: en vrai, ils étaient trois et c’était la famille de Jojo. Et pour finir la voiture du journal de l’indépendant: en vrai, c’était bien ça.

Arrivé au Barcarès, soit 20 km de parcours, on décide de faire une pause. Erreur !! La pause est un instant agréable lorsque les conditions climatiques le permettent. Le vent, par exemple, combiné à la pluie n’est pas une bonne association. Il en suivra un tremblement de tous les muscles qui composent le corps humain et à long terme des crampes et crispations en tout genre. Ceci, ajouté à l’effort physique de la journée, je vous laisse imaginer les instants de bonheur que l’on a vécu. Donc la pause a renvoyé une bonne partie des cyclistes dans leurs habitations chaudes et sèches. Clémentine s’est « dégonflée ». Comme par hasard, juste au moment de repartir (je suis encore sûre qu’elle a elle-même crevé son vélo). La voiture d’assistance technique est donc venue la récupérer. On s’est retrouvé à cinq ; mon père toujours présent et deux amis (Jérémy et Thomas) qui projetaient de rentrer en train à la prochaine gare que l’on croiserait. Mais à force de pédaler on se réchauffe bien, si, si je vous assure ! 

Je ne compte plus les gamelles qu’on s’est prises. Eh oui, la route glissante, les graviers et le vent ne font pas bon ménage. Thomas commençait à bien dérailler (au sens propre comme au figuré) ! Sa chaine a eu raison de lui. Jérémy est resté avec lui. On les a attendus quelques minutes à proximité de la gare de Port-la-Nouvelle pour un dernier au revoir aux « survivors » de l’expédition… mais après 10min d’arrêt dans le vent, les au revoir sont devenus secondaires…

Merci à vous tous !

On poursuit avec mon père sur l’île de Sainte-Lucie. Je teste les capacités étanches du téléphone, qui tombe de ma poche, rebondit sur un caillou et atterrit dans une flaque boueuse. Résultat : il fonctionne !

On s’arrête pour manger un biscuit, mais nos doigts sont gelés et on n’arrive pas à les attraper. D’ailleurs, j’y pense, désolé pour les photos, c’était juste impossible de sortir l’appareil et d’appuyer sur les boutons et je ne suis pas sûre que les couleurs seraient bien ressorties !

Quoi qu’il en soit, la balade au bord des étangs est splendide même sous la pluie. La nuit commence à tomber et on est en plein milieu des étangs… Ah ! une maison, enfin… Mais personne dedans. On demande à la prochaine un bout de grange ou un garage pour être au sec (car c’est compliqué de poser la tente sur une marre) et grand luxe, on est logé dans une grande serre. La propriétaire nous offre un thé bien chaud avec du gâteau et nous prend les fringues trempées pour les mettre sur le radiateur. 

On dort pour la première fois dans nos duvets jumelés, bercés par la pluie qui tombe, tombe, tombe… Mais ce coup-ci, pas sur nous !

Le lendemain petit déjeuner apporté par la propriétaire: eau chaude, café et gâteau et la pluie annoncée pour la journée n’est pas au RDV. Je crois que la journée s’annonce bien ! On quitte un peu les flamants roses et les hérons cendrés pour arriver sur le bord de mer. On a même droit à du soleil !

 

La faim du cycliste commence à refaire surface. Eh oui, avec toutes les calories qu’on a dépensé la veille à essayer de se réchauffer il faut bien faire le plein. Les restos de crustacés et poisson frais me font de l’œil, mais on a un tupperware rempli de salade de patate de la veille qu’il faut finir dommage !

 

On retourne un peu sur les terres à la rencontre du canal du Midi et ses péniches. L’ambiance est calme, paisible et le soleil finit de sécher le reste de nos affaires. Petite pause agréable au bord de l’eau. Pour information, l’association soleil, herbe, cours d’eau, chevaux et le bruit des fleurs des champs au vent = excellent ! 

Et puis comme c’était trop beau, il a fallu que le chemin en bitume se transforme en chemin de terre. La pluie de la veille a permis que ce chemin au bord de l’eau se transforme en un vrai calvaire boueux ! Après quelques zigzags avec la roue arrière dans la boue, des slaloms dangereux entre deux grosses flaques et quelques gamelles, on finit par pousser. Enfin surtout Jojo parce que moi, mes petits bras sont pas franchement d’une grande aide… la boue est collante et s’amasse par paquet sur la roue, on récupère au moins 10 kg ! nos chaussures ressemblent à deux gros chaussons qui pèse une tonne chacun (je ne vous parle même pas des fixations SPD, perdues sous cette boue). La chaine apprécie autant que nous et le garde-boue n’arrive plus à gérer et se casse en deux. On passe 3 heures pour faire à peine 100 mètres. Enfin sorti de la mélasse, on abandonne les chemins de vélo pour la nationale. C’est moche, mais on a perdu tellement de temps que la nuit commence à tomber et il nous reste encore 60 bornes à faire avant d’arriver sur Montpellier. Toute façon, faire les petits chemins la nuit ça n’a pas beaucoup d’intérêt puisqu’on ne profite pas du paysage.

La colline de Sète nous éclaire de ses mille feux avec ses reflets sur l’étang. C’est beau, mais le froid repointe le bout de son nez et la fatigue se fait sentir… Sacrée reprise ! Nous qui voulions la faire progressivement, on sent nos genoux crier : « Arrêtez-vous bandes de fous ! Hier c’était déjà suffisant » et nos muscles n’ont plus la force de faire quoi que se soit… Mais on avance parce qu’on nous attend au chaud quelques kilomètres plus loin !

À 6 km de Grabels (le terminus), le GPS nous amène sur un petit chemin que tu n’as pas envie de prendre en pleine nuit à la fin d’une aussi grosse journée. Ambiance piste de VTT avec de gros cailloux partout et des énormes flaques d’eau. Mais on n’avance jusqu’à… Plus rien ! eh oui le chemin s’est fait emporté par un court d’eau et pas moyen de traverser jusqu’à l’autre rive. Mais c’est super ça ! Jojo craque il veut planter la tente et plus bouger ! Mais après quelques patates dans le ventre (la fameuse salade interminable de la veille), il repart. On fait un gros détour par la départementale et on arrive enfin à Grabels où Agnès (une amie) nous accueille avec un bon repas. On s’endort d’un sommeil bien lourd les jambes encore tremblantes de fatigue.  Parti à 10h30, arrivé à 0h30, soit environ 12 h de pédalage/pousse-pousse et environ 2h de pauses. 130 km pour cette deuxième étape !

 

Conclusion des deux jours, les autres à venir ne peuvent être que plus simples !

Kloklo

Dernière modification lelundi, 26 octobre 2015 07:33
  • Date de passage: lundi, 16 mars 2015
  • Le point le plus positif: Les étangs !
  • Les incontournables !:

    Les étangs de Sète, le canal du Midi.

  • La petite galère: C'est vraiment nécessaire de vous refaire la liste ? :)

Les deux premiers jours !


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Grabels, Languedoc-Roussillon.
France ,34790
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