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Le sport ? Ha oui oui, je connais ça !

Le sport ? Ha oui oui, je connais ça !
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Puis le festival s'est fini et le retour s'imposait à nous. Nous commencions à en avoir un peu plein la tête des basses dans les oreilles et l'envie de re-pédaler se faisait de plus en plus pressante.

Mais nous avions peu de temps pour le retour, alors soit nous rentrions en camion stop sur une bonne partie du trajet, soit nous passions à la vitesse au-dessus. Le challenge sportif nous a fait de l'œil (surtout parce que nous avions triché à l'aller en prenant le train et qu'on est balèze).

Nous optons donc pour la 2nd option, on retrousse nos cycliste emplis des logos de sponsors et on pédale, on pédale, on pédale jusqu'à arriver à doubler notre quota journalier. On passe alors de 50km à 100km/jour. Par contre, on papillonne malheureusement un peu moins en visite, car on tombe sur de jolies villes. Le temps lui est beaucoup plus clément. On est loin des 40° à l'ombre. Certes, il fait chaud, mais les Boom-bikers qui sont passés côté basque ont eu bien raison, l'air y est beaucoup plus frais. La reprise du vélo est dure, car on tombe malade tous les deux (on vous passera les descriptions détaillées). Mais on ne se laisse pas abattre. On repasse très rapidement la frontière portugaise pour retrouver l'Espagne. Nous n'aurions vraiment pas eu le temps d'apprendre plus que « bondia »!


Après une sympathique montée que Jojo s'évertue à grimper avec mon aide (je lui rajoute des jolis petits cailloux que je ramasse au bord de la route... ben quoi ? La montée c'est ennuyeux, je me retrouve toujours loin derrière toute seule, faut bien que je m'occupe ! Et il parait que ça fortifie ses bras !). On fait une escale en pleine monté, sur une aire de repos où se trouve une délicieuse fontaine d'eau naturelle. Pendant que je remplie la poche d'eau, Jojo profite que j'ai le dos tourné pour rendre à la nature quelques-uns des cailloux que je lui avais empruntés. Nous rencontrons ainsi Cornel, un camionneur roumain très sympathique qui nous montre ses chansons (et oui on peut faire les deux !) et nous offre deux bières avant de reprendre sa route. Nous finissons par tomber sur un petit village en plein lâché de vachette. La foule est à la fête. Je m'empresse de sortir la caméra pour capturer l'instant. Mais à mon grand regret je ne vois pas la beauté culturelle du geste, je ne vois qu'une pauvre vachette effrayée qui se casse la gueule en sortant du camion et dévale les rues complètement affolée suivi par la foule qui continue de la provoquer... Nous reprenons notre route sans trop nous attarder à ce sujet qui nous a un peu attristé. Après avoir vécu en harmonie avec la nature et tous ses éléments, il nous est difficile de comprendre comment on peut trouver du plaisir à faire souffrir un autre être vivant...

Dernière modification ledimanche, 15 février 2015 15:34
  • Date de passage: mercredi, 06 août 2014
  • Le point le plus positif: La source d'eau et la rencontre de Cornel
  • Les incontournables !:

    Les cailloux en bords de route...

  • La petite galère: Des pentes d'un ou deux kilomètres entre 9 et 15°...

Le sport ? Ha oui oui, je connais ça !


Villasrubias, Castille-et-León.
Espagne ,37522
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