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Carnet de voyage

1000 km et toujours au taquet !

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Nous passons enfin la frontière portugaise après avoir passé notre dernière journée au bord de l'eau. Nous campons allègrement non loin de la route pour repartir très vite le lendemain. Ainsi, quelques dizaines de minutes après notre réveil, nous fêtons enfin nos 1000km ! La bifurcation pour Idanha-a-Nova arrive enfin à notre portée, mais nous avons quatre jours d'avance avant le festival et nous aimerions profiter d'une vraie douche après tous ces kilomètres. Nous décidons alors de faire un crochet par Castelo Branco qui est la ville la plus grosse du coin pour nous ravitailler et trouver un nouveau réchaud. Le notre ne fonctionne plus et on se porte un demi-kilo de farine (ingrédient principal des crêpes) depuis quelques kilomètres pour rien.

Arrivé là-bas la vibration du festival se fait sentir de plus en plus forte. Nous rencontrons un groupe de Boomers (étant donné que c'est le Boom Festival) assis dans le parc. Nous passons l'après-midi avec eux. Ils viennent de tous horizons, de tous âges, à vélo, à pied...C'est vraiment passionnant de pouvoir rencontrer toutes ces personnes ! Ça nous change pas mal de notre routine de couple, seul dans la nature. La nuit tombe et nous décidons de suivre deux jeunes allemands, Alexander et Constantine (qui ont parcouru 900km pied nus), lesquels nous ont invités à partager le spot de leur campement (un coin planqué en pleine ville, le top du top).

C'est ainsi que nous devons, à mon grand regret, laisser de côté l'espagnol pour perfectionner notre anglais, au grand plaisir de Jojo. Nous n'avons pas le temps d'apprendre correctement le portugais par manque d'immersion avec les locaux, mais il faut dire que ça nous arrange parce qu'on commence à se faire des mélanges étranges dans nos cerveaux. Je vous donne un exemple pour être plus clair: « Bondia ! I want la misma cosa que toi, danke. » 

Le lendemain, nous replions nos bagages et quittons nos jeunes amis allemands pour aller profiter du camping de Castelo-Branco. C'est notre premier camping pour la modique somme de six euros! Il est vide et tranquille, les sanitaires sont impeccables et il y a même un espace laverie. Bref on est comme à Walt Disney ! Nous retrouvons Théo, un autre Boom-biker qui vient de la Roumanie et qui a fait 4000 km à vélo.

Le lendemain, nous sommes prêts à repartir pour Idanha-a-Nova, car des pré-parcs sont installés autour du festival pour accueillir les premiers venus. On rencontre un jeune couple d'Allemands (pour changer, faut dire qu'ils sont quand même super agréables !), prêt à partir comme nous. Freddy et Birte voyagent à vélo depuis novembre dans toute l'Espagne et au Portugal où ils ont fait quelques escales dans des communautés. Le trajet se passe super bien, c'est chouette d'avoir le même rythme et on arrive à bien communiquer. Ok, ça va, j'arrête de mentir... je galère un peu avec l'anglais. Mais la communication verbale ce n'est que 20% de la communication et Freddy et Birte sont très patients avec moi (ils répètent plusieurs fois et tout doucement). Freddy à même quelques notions de français. Et puis un sourire n'a pas besoin de traduction ! On voit alors Alexander et Constantine qui nous double à l'arrière d'une camionnette (ils ont préféré reposer leur pied avant de pouvoir les fatiguer sur la piste de danse). 

Après quelques pauses méritées où Peter fini par nous rattraper, nous finissons par arriver à Indanha-a-Nova, où nous retrouvons Théo (qui était parti un peu avant nous) et quelques autres boom-bikers que l'on avait croisé au parc de Catello-Branco. Notre cortège de vélos dévale la pente de sortie d'Indanha-a-Nova (qu'on prie pour ne jamais prendre dans l'autre sens) et se dirige vers un des pré-parcs. Les policiers portugais régulent le flux des personnes et prennent les photos. Nous installons notre petit troupeau de boom biker au calme. D'autres vélos ne tardent pas à nous rejoindre: des Français ! Ça faisait bien longtemps. Non pas que l'on soit devenu anti-patriotique, mais à cet instant, nous préférons la compagnie des étrangers car ça nous force à parler Anglais et le dépaysement est plus marqué. Mais ils sont très sympa et sont eux aussi accompagné de Suisses-Allemands, donc pour que tout le monde comprennent nous décidons d'adopter l'anglais pour tout le monde. Jojo me parle même en anglais quand on est tous les deux et après quelques échecs je commence à me prendre au jeu. (Jojo: « it's really beautiful ! » moi: « hein qu'est-ce que tu dis? »Jojo: « IT'S REALLY BEAUTIFUL! » moi:  « hein?... » Jojo: « laisse tomber »moi: « aller répète j'ai pas compris » Jojo: « Non mais en fait, j'essaye de te parler anglais » moi: « Haaaa c'est ça, c'était de l'anglais ! »).

Une nuit de sommeil et ça ira surement mieux demain !

Kloklo
Dernière modification ledimanche, 15 février 2015 15:35
  • Date de passage: jeudi, 31 juillet 2014
  • Le point le plus positif: Les rencontres !
  • Les incontournables !:

    Il y a quelques bâtisses et parc à voir dans Castelo-Branco et le camping n'est pas onéreux.

  • La petite galère: Rien à déclarer.

1000 km et toujours au taquet !


N18-8
District de Castelo Branco.
Portugal ,6000

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